Ce site est l'aboutissement d'un projet réalisé au lycée dans le cadre des T.P.E. (Travaux Personnels Encadrés) sur une durée d'environ 6mois.
Le but final d'un TPE est de répondre à la problématique posée, en adoptant une démarche scientifique qui s'appuie sur des expériences, des rencontres, des recherches, etc. Tout au long de ces 6 mois, nous avons été encadrés par une équipe d'enseignants qui ont supervisé l'avancée de nos travaux.

Nous avons choisi comme sujet de travail la course, la foulée et les chaussures de sport, aujourd'hui très populaires dans le monde de la course. Nous voulions savoir quels sont vraiment les impacts de ces chaussures et de leurs amortis sur notre organisme et s'il existe d'autres alternatives à la pratique de la course « classique ».
Il nous fallait formuler notre idée sous la forme d'une problématique :

«Réelle utilité ou effet de mode ? Quels sont les réels impacts de ces semelles sur notre organisme et existe t-il d'autres alternatives ?»

Tout d'abord, nous allons nous intéresser à l'étude de l'amortis des chaussures de sport : leur composition, leurs fonctionnalités, leurs caractéristiques.... Ensuite, Nous étudierons leurs impacts sur l'organisme osseux, et vous montrerons une expérience concrète visant à partir de données et de facteurs réels à démontrer l'impact de la course. Pour finir, nous aborderons l'incidence de cet amortis sur nos foulées et les autres alternatives de course qui existent.
Ici, vous pourrez voir comment ce sujet a pu changer notre vision de la course, et suivre l'évolution de nos recherches.

Léa, Laurie, Estelle

Votre corps, vos chaussures


Pour commencer, il faut savoir que le port de chaussures est un phénomène de socialisation et de confort plutôt qu'une nécessité. L'Homme s'est peu à peu équipé d'abord de chaussures très plates puis de plus en plus épaisses, de plus en plus confortables.
Le pied est naturellement formé de façon à pouvoir absorber tous les chocs grâce à ses 26 os, 33 articulations, 12 tendons et 18 muscles. Tout ce mécanisme complexe est capable à lui seul, de supporter les chocs et impacts liés à la marche et surtout à la course.
Les chaussures de course sont apparues au XXème siècle mais ce n'est que dans les années 1980 qu'elles sont devenues une mode, considérées comme indispensables. De ce fait, le prix, les matières ont beaucoup évolué. Plus la chaussure était amortissante, plus son prix était cher. Ce phénomène est toujours très présent aujourd'hui !
On peut citer comme exemple la Stan Smith d'Adidas qui, pendant plusieurs années était la chaussure incontournable des tennismen alors qu'aujourd'hui, ils portent par exemple des « Nike Zoom vapeur 9.5 » qui sont équipées d'une semelle bien plus perfectionnée. A l'époque, la Stan Smith coûtait environ 45 euros alors que les dernières chaussures en vogue coûtent entre 90 et 130 euros. A travers ces deux chaussures, il est clair que les codes du sport ont changés : réelle utilité ou effet de mode ? Quels sont les réels impacts de ces semelles sur notre organisme et existe t-il d'autres alternatives ?

Mais avant de parler en détails de l'amortis il faut d'abord choisir une paire de chaussure qui vous correspond. Ce choix doit se faire en prenant en compte plusieurs critères essentiels :
  • votre morphologie
  • votre fréquence et durée de course
  • votre terrain
Chacun de ces critères constitue une partie de votre chaussure.

Par morphologie, nous entendons, supinateur ou pronateur. Il faut savoir si votre pied est plutôt appuyé sur son extérieur (pronateur) ou sur sa voûte plantaire (supinateur). Si vous êtes pronateur, la semelle sera plus épaisse et sur l'extérieur pour redresser votre pied alors que si vous êtes supinateur, la semelle sera plus épaisse sur l'intérieur du pied. Si vous êtes neutre, que le poids est répartis également sur tout votre pied, les semelles n'auront pas d'épaisseur particulière sur les côtés.

La fréquence de course correspond au nombre de fois où vous courez dans une semaine. Et la durée correspond au temps et aux kilomètres que vous faites à chacune de vos sorties.
Le terrain est le type de sol sur lequel vous courrez. La semelle ne sera pas la même pour une course sur bitume que pour une course sur terre battue ou encore sur herbe et sentiers.

Il est possible de décomposer la semelle des baskets. Chaque partie, a une fonctionnalité particulière.
Avant la décomposition plus en détail, la basket est composée de trois semelles différentes : la semelle interne, située à l'intérieur de la chaussure, la semelle intermédiaire et enfin la semelle d'usure ainsi que les renforts.
La semelle d'usure est celle qui est en contact direct avec le sol. Elle change selon le terrain choisi pour la course. Elle permet à la chaussure d'épouser au mieux le sol. Certains modèles et marques comme Adidas, utilisent des matières pneumatiques pour la fabrication de ces semelles.
La semelle intermédiaire est celle qui change selon si vous êtes supinateur ou pronateur. C'est dans cette semelle que se trouvent tous les procédés utilisés par les différentes marques pour optimiser l'amorti : comme du gel, des capsules d'air et le « donut » chez Kalenji aussi appelé K-ring, etc.
La semelle interne (ou semelle de propreté) sert avant tout à absorber la transpiration et à limiter le frottement du pied avec la semelle intermédiaire ; elle est généralement amovible afin de pouvoir la nettoyer.
Les renforts sont situés sur les côtés de la chaussure afin de maintenir le pied et corriger supination et pronation , ils sont donc aussi variables selon les modèles, les marques et votre morphologie. L'ancien logo d'Asics représentait les lignes de renforts des chaussures. Les marques usent de ces renforts pour mettre en évidence leurs caractéristiques et leur logo.

Le « corps » de la semelle appelé tige entoure le pied. Pour avoir un confort optimal, elle est consolidée au niveau du talon, des lacets, sur les côtés et sur l'avant du pied. Elle est composée de « Mesh » qui est un tissu perforé qui rappelle la membrane du Gore Tex. Ces trous permettent d'aérer la chaussure et d'avoir une meilleure souplesse dans la foulée.

Aujourd'hui les marques font évoluer chacun de ces composants pour alléger la chaussure, se démarquer, améliorer l'amorti, permettre un meilleur confort...
Adidas avec son dernier modèle EnergyBoost a complétement revu la composition de la chaussure la rendant entre autre plus légère grâce à un tout nouveau « Mesh » qui permet de réduire le poids de la chaussure de 55 %.

Expériences


Nous nous sommes rendues à Décathlon dans le but de nous entretenir avec un conseiller en running pour qu'il nous indique quelles chaussures seraient le plus adaptées à une pratique de course régulière sur bitume ( en moyenne 3 fois par semaine, entre 15 et 20 kilomètres).

Dès notre arrivée, nous sommes reçues par une conseillère.
Pour elle, le port de chaussures (de sport) est un phénomène de société, lié à notre mode de vie et à la socialisation. Il s'agit donc plus de confort que de réelle nécessité. C'est cette nouvelle habitude qui a façonné notre pied et son évolution au cours du temps : les chaussures absorbent les chocs que les muscles du pieds sont à l'origine capables d'absorber. Les semelles, amortis, occultent donc les fonctionnalités primaires de nos muscles des pieds. Aujourd'hui, marcher pieds nus, nous serait donc plus difficile qu'avant. Dans certains pays, les populations n'ont jamais porté de chaussures et ne suivent donc pas la même évolution du pied que la notre. En effet, elles peuvent marcher et même courir de longues distances pieds nus, sans en souffrir.
Sur ce sujet, nous avons lu un livre, Born to run, qui détaille ce type de course, dans une tribu au Mexique, les Tarahumaras. Ce peuple, aussi appelé "le peuple qui court", ne court qu'avec de fines semelles en caoutchouc, simple protection pour la peau.

Ensuite, nous nous sommes intéressées aux différents types de semelles et amortis existants. Notre conseillère nous a expliqué que le choix des chaussures se base sur différents critères : la morphologie (supinateur, pronateur), la fréquence de course, la distance parcourue .
Dans le cadre de notre pratique, nous avons choisi de tester une chaussure en particulier : l'Eliorun de la marque Kalenji. Son amorti est particulier : au niveau du talon, se trouve un « donut » ou « k-ring » qui absorbe les chocs d'une foulée attaquée par le talon.

Les amortis des chaussures de running, sont constituées de plusieurs couches de gel et des matériaux amortissants. Ces couches sont différentes selon le pied de chacun : les supinateurs auront une semelle plus épaisse sur l'intérieur du pied alors qu'une personne supinatrice aura une semelle plus conséquente sur l'extérieur du pied.

Toutes ces technologies, constamment en évolution, ont pour but « d'améliorer » nos performances et notre confort. Il faut bien sûr savoir que ces arguments sont purement commerciaux, nous voulons donc vérifier ces affirmations.

En plus de ce que nous avons appris sur les semelles et leur composition, elle nous a bien expliqué qu'avec une paire de chaussure de course standard (plus épaisse au talon) la foulée adoptée par le corps est naturellement une foulée attaquée par le talon.
Cette épaisseur amène le pied a mettre beaucoup plus de force dans le contact avec le sol. En effet, le pied a besoin de sentir sur quel type de sol il court pour pouvoir s'adapter, savoir comment se poser. La semelle éloigne le pied du sol, le pied va donc naturellement mettre plus de force pour sentir le sol. Sur bitume, cet impact est équivalent à 7 fois le poids de notre corps. Chez une personne pesant 65 kilos, le talon reçoit donc un choc d'environ 455 kilos. L'amortis au talon à pour but d'absorber la totalité de ce choc. Cependant, les blessures qui surviennent régulièrement chez les coureurs, les tendinites du tendon d'Achille et du jambier extérieur, tendinites rotuliennes, syndromes rotuliens nous prouvent que peu importe l'épaisseur et les matériaux utilisés, cet impact a toujours des conséquences sur l'organisme.

Grâce à des balles composées des mêmes matériaux que ceux utilisées pour fabriquer les amortis des semelles avant et arrière, de la chaussure Adiprène d'Adidas, nous avons pu les comparer. Nous avons lâché les balles sur le sol depuis un point situé à environ 1 mètre de hauteur. Nous avons pu voir que bien qu'ayant pour but d'absorber les chocs, elles sont très différentes ! La balle de la matière qui se trouve à l'avant de la chaussure absorbe beaucoup moins les chocs, elle rebondit. Alors que la matière qui se trouve à l'arrière reste fixée au sol.

Pendant cette entrevue, nous avons pu essayer différentes paires de chaussures sur des tapis de course. Nous voulions procéder à cette expérience pour vérifier si l'attaque de la foulée se fait bien par le talon en premier et « décortiquer » les vidéos prises.
En les visionnant nous avons douté de l'attaque de la foulée par le talon : en effet, sur les vidéos la foulée n'est pas claire, ni prise par le talon, ni franchement attaqué par l'avant du pied. Nous ne pouvons donc pas donner de réponse claire à notre question.

Nous avions prévu, avant d'aller à Décathlon de prendre rendez-vous chez une podologue spécialisée dans la course à pied afin qu'elle réponde à notre problématique et à notre doute suite à l'échec de la détermination de l'attaque de la foulée par le talon à Décathlon.

Nous avons fixé le rendez-vous le vendredi 20 novembre chez Mme. Aspiazu-Tremoulet afin de réaliser une analyse du pied statique et dynamique grâce à des capteurs de pressions et à son savoir faire.
Lors de ce rendez-vous, elle nous a expliqué que lors d'une course (dans notre cas sur bitume), nous ne courons pas sur les talons. Ce qui vient totalement contredire ce que nous avait indiqué la conseillère chez Décathlon, à savoir que nous commençons une foulée par le talon ; or elle a bien insisté sur le fait que nous courons avec la phase « plantigrade » et « digitigrade » du pied (l'avant du pied). Et que, lors de la marche, 120 % du poids se trouve sur le gros orteil. Lorsqu'on est debout sans bouger, la moitié du poids se répartit également sur l'ensemble du pied.
Pour étudier le pied d'une personne, il faut procéder à une première analyse globale du pied quand la personne est assise, donc sans poids du corps sur les pieds. C'est lors de cette première analyse qu'il est possible de déterminer si la personne a un pied physiologique ou pas, et de vérifier ses articulations (cf schéma supination/pronation).

Il faut ensuite réaliser une analyse debout, lorsque tout le poids du corps est sur le pied. Cette analyse peut s'effectuer en deux parties : une partie statique et l'autre dynamique. La partie statique sert à visualiser la répartition du poids entre les deux pieds et l'endroit ou le poids est le plus concentré. L'analyse dynamique, permet quant à elle de « décortiquer » le pas/la foulée de la personne. C'est à ce moment qu'il devient possible de voir si la personne a une démarche dite physiologique ou non. Cette analyse dynamique est pour notre sujet la plus importante.
La podologue nous a bien expliqué que pour des personnes « physiologiques », c'est-à-dire des personnes qui n'ont aucun problème concernant leur morphologie (des articulations saines, sans problèmes de pronation ou de supination, etc.) , la course « minimaliste » serait de rigueur, car lorsque ces personnes enfilent leurs chaussures avec des amortis très conséquents au niveau du talon, on constate que leur position est « antériorisée » (que le centre de gravité change /bascule vers l'avant) et c'est cela qui provoque des douleurs articulaires, problèmes de dos, etc.
Elle a réalisé une analyse du pied de Léa et nous remarquons que lorsqu'elle était immobile, le poids du corps était concentré sur les talons, et lorsqu'elle s'est mise à marcher, on a pu voir que la pression maximale s'exerçait sur l'avant du pied (pour la propulsion) et cela nous confirme que les amortisseurs au niveau du talon ne sont pas conseillés lors de course, dans notre cas sur bitume, car ils augmenteraient cette posture en avant.
Le corps étant capable, dans la plupart des cas, de compenser un décalage ou un déséquilibre, des chaussures avec des semelles presque inexistantes et donc sans conséquences sur la foulée, sont plus adaptées car elles ne viennent pas interagir avec nos corrections naturelles.

A la fin de ce rendez-vous, nous avions les réponses à toutes nos questions. Tout semblait enfin répondre à nos attentes et à notre problématique. Mais nous voulions procéder à une expérience sur les chaussures elles mêmes, sans aucun rapport avec le pied et la foulée. Notre expérience consiste à étudier l'absorption des chocs par les amortis situés au niveau du talon. Notre but étant de prouver que la chaussure neuve absorbe bien plus les chocs que la chaussure usée et donc que bien que n'étant pas obligatoire dans la pratique de la course (et même parfois néfaste) elle participe quand même à protéger nos articulations. Pour cela le père de Laurie a accepté de superviser la construction de notre appareil. Une fois construit, nous l'avons amené au lycée afin de procéder à une expérimentation avec les chaussures prêtées par M.Cournet (enseignant de physique du lycée chargé de superviser notre classe dans la mise en place des TPE). Il nous fallait une chaussure neuve, sur laquelle la semelle était donc en parfait état, sans aucune trace de course ; et une chaussure usée ayant parcouru un très grand nombre de kilomètres (plus de 500 km).

Nous avons fixé sur l'appareil une chaussure avec du scratch sur la plate-forme prévue à cet effet. Une fois fixée, il fallait soulever le bras articulé au bout duquel était fixée une boule en métal , et le lâcher d'une hauteur qui restera la même pour tous les lâchés suivants (hauteur environ égale à celle d'une chaise de laboratoire). Pour pouvoir étudier le rebond de la boule en métal dans la chaussure, nous avions collé une feuille de papier millimétré qui nous permettra de visualiser avec précision les différentes hauteurs de rebond.
En premier, nous avons réalisé l'expérience avec la chaussure neuve :

Ensuite avec la chaussure usée :

Avant de réaliser l'expérience, grâce aux balles prêtées par Décathlon Colomiers, nous avions prévu que la chaussure neuve absorberait plus les chocs que la chaussure usée : avec la machine, que la balle rebondisse moins dans la chaussure neuve que dans la chaussure usée.
Après avoir réalisée ces tests, nous avons pu confirmer notre hypoyhèse. En effet, il est clairement visible que la balle sort du cadre de la feuille quand nous utilisons la chaussre usée alors que lors de l'utilisation de la chaussure neuve, la balle reste sur les carreaux.
Grâce à ces observations, nous pouvons donc conclure que les semelles des baskets absorbent véritablement les chocs provoqués par la course bien qu'elles ne soient pas complètement bénéfiques pour notre organisme. Elles servent donc à minimiser les lésions causées par l'impact de la foulée.

Autre alternative


Pour voir la course sous tous ses angles et ses pratiques, nous avons lu Born to run, de Christopher McDougall. Ce livre traite de la course minimaliste, tradition ancestrale de la tribu des Tarahumaras au Mexique. Cette course, considérée comme la plus vielle du monde a conquis de nombreux coureurs à travers le monde, autant dans la pratique amateur que dans de grandes compétitions comme les « ultras marathons », qui consistent à courir plus de trois marathons sans s'arrêter. Au commencement, cette course était destinée à « la chasse à l'épuisement », qui consistait à courir pendant de longues heures et distances après les animaux, qui ne peuvent pas réguler leur température corporelle sans s'arrêter pour haleter. Épuisés, ils finissaient par abandonner et se laissaient attraper ; à bout de souffle.

Tout au long du livre, nous avons appris de nombreuses informations à propos de cette course, aujourd'hui si peu connue par le public, appelée « course minimaliste » ou « barefoot running ». Aujourd'hui, l'Homme ne chasse plus pour se nourrir, mais court pour le plaisir. Mais dans ce plaisir de vitesse certains se retrouvent blessés, sans parfois de réelles solutions pour les soigner. Le barefoot running est né d'une volonté de courir différemment, afin de permettre au corps de revenir à une pratique plus « naturelle », logique, sans accessoires superflus, qui au contraire, comme nous avons pu le constater, augmentent souvent le risque de blessures et de mauvaises habitudes corporelles (mauvaises positions...). Cette « nouvelle course » a eu parmi ses premiers adeptes, Dr.Liberman, professeur à Harvard depuis de nombreuses années. Il s'est intéressé à cette pratique en réalisant de nombreuses expériences au sein même de l'université afin de démontrer qu'elle est plus adaptée au corps humain que la course où l'on utilise des chaussures avec des amortis très conséquent. Tout au long de son étude, il démontre sa théorie en partant de l'évolution de la marche puis de la course de nos ancêtres préhistoriques. Il commence dès les premiers pas des singes, à leur démarche. Il retrace alors toute l'histoire du pas, de la foulée et au final de la course. Son étude, nous a inspiré quant au sujet même de notre TPE et par rapport aux expériences à réaliser et aux directions que vous voulions donner à notre développement.

La course minimaliste est l'alternative à la course classique à laquelle nous nous sommes le plus intéressées. Elle nous paraît être la plus accessible (question de coût entre autres), et la plus naturelle car le pied se corrige technologie ne vient interférer avec les corrections naturelles dont notre corps est capable comme en témoigne cette tribu, véritable preuve vivante que nos pieds ont des capacités bien plus grandes que celles que nous croyons.
Bien qu'elle présente des aspects négatifs ajouter (selon une partie des podologues utilisateurs de ce type de chaussure usent prématurément leurs articulations car ils ne les protègent pas suffisamment) ce type de course pourrait être, selon une partie des spécialistes une bonne alternative aux « chaussures de sport classiques » qui causent de plus en plus de blessures. Les avis sont très partagés, il est impossible de dire avec certitude que c'est une solution durable et envisageable à grande échelle. Des recherches sont toujours en cours et les débats toujours animés.

Conclusion


Au vu de tout ce que nous avons appris et réalisé au cours de ces quelques mois, nous arrivons à la conclusion que les semelles des chaussures de sport ne sont pas toujours adaptées. Pour une personne avec une morphologie sans aucun défaut (cas rares sans aucune supination, pronation, antériorisation) elles peuvent permettre un meilleur confort et protéger des blessures mais aussi engendre une mauvaise position corporelle. Pour la très grande majorité de la population, ayant des soucis morphologique, même mineurs, elles peuvent engendrer une accentuation des défauts et causer des blessures parfois superficielles mais répétitives.
Le débat sur les impacts sur notre organisme de ces chaussures reste animé et aujourd'hui aucune réponse viable n'a été donnée. Les points de vue sont très partagés ,mais le doute persiste : faut-il encourager leur utilisation ou au contraire conseiller d'autres alternatives ?
Au travers de nos recherches nous avons essayer de répondre au mieux à cette question. Pour nous les amortis des semelles des chaussures de sport sont la cause de problèmes de santé mais sont toutefois un élément essentiel de la pratique de la course car courir pieds-nus ou avec des chaussures très fines n'est pas forcément envisageable pour tous : terrain, climat... De plus, nos pieds ne sont plus habitués à devoir s'adapter aux terrains et aux conditions de courses car, et ce depuis des années, les chaussures que nous mettons tous les jours les éloignent de leur rôle initial soit d'absorber le maximum de chocs lors d'une course sans aucune aide ou soutien il faudra donc pour les prochains adeptes procéder façon progressive pour revenir à ce type de course ; en réduisant petit à petit l'épaisseur de la semelle. Ce processus peut prendre plusieurs mois.
Il est donc propre à chacun de contrôler sa course de par le choix d'un type de course qui semble lui convenir. Le confort, la douleur sont des facteurs uniques selon les personnes, on ne peut donc en aucun cas définir un mode de course adapté à tous.
Un retour à la course de nos ancêtres est-il envisageable ? Nous tournerons nous de nouveau vers une course primitive, sans aucun « artifice » ?


Remerciements


Nous tenons à remercier pour leur soutien et leur aide tout au long de notre projet M.Cournet pour le prêt des chaussures qui nous ont permis d'expérimenter nos théories ; Mme. Aspiazu- Tremoulet (podologue) pour nous avoir consacré du temps sur ses horaires de travail rapidement et gracieusement et pour toutes les réponses qu'elle nous a apporté au travers de toutes les analyses effectuées. Mais aussi sa consoeur Mme.Mercier pour son aide en tout début de projet qui nous a permis d'affiner notre problématique et notre direction de travail. Nous remercions également Mme.Lesage pour son attention particulière et pour la documentation apportée.
Nous tenons aussi à remercier l'enseigne Décathlon Colomiers pour son accueil et pour le prêt de chaussures et de tapis de courses, ainsi que pour l'implication d'une de leurs conseillères pour son aide et ses indications.
Nous n'aurions pas pu réaliser notre expérience sans l'aide et la patience de M.Saint-Criq.
Enfin, nous tenons à remercier chaleureusement Sébastien Garcia,infographiste, réalisateur de ce site.

Carnet de route/ Recap réalisation


C'est le 10 septembre que nous avons commencé notre travail de recherche. Il nous fallait en premier choisir un sujet et nous fixer sur une problématique. Nous avions le choix entre plusieurs thèmes propres à chaque filière (scientifique, littéraire, économique et sociale). Il est possible de choisir un thème dans n'importe quelle filière. Nous nous sommes directement dirigées vers deux thèmes scientifiques : "la croissance des êtres vivants" et "articulations et organes locomoteurs". Pour le thème "croissance des êtres vivants" nous avions pensé à travailler sur le lait avec comme problématique "le lait est-il indispensable à la croissance des Hommes ?". Pour le second thème, "articulations et organes locomoteurs", nous avons tout de suite penser à mêler le sport à notre potentiel travail. Nous avions donc choisi comme problématique "la semelle avec amortisseurs des baskets est-elle indispensable pour une pratique régulière de la coure ? Empêche-t-elle d'endommager les articulations ?".
Dès le départ, c'est le sujet sur les chaussures de sport nous attire le plus. Sans toutefois avoir choisi de façon définitive notre sujet, nous commençons à réfléchir à des idées de rencontres, d'expériences : interviewer des kinésithérapeutes, des psychomotriciens, des podologues, des conseillers en magasin de sport, des sportifs réguliers, comparer les sensations sur diverses performances avec différents types de chaussures etc... Nous pensons même déjà à notre support de production finale, un blog ou un site internet où nous pourrions montrer l'évolution de notre travail et de nos recherches.
Nous choisissons de façon définitive notre sujet à la séance suivante et réfléchissons à notre problématique pour l'améliorer. Les professeurs qui nous encadrent valident notre problématique, nous permettant ainsi de réellement commencer nos recherches.
Au cours des séances suivantes nous décidons de commander le livre Born to run de Christopher McDougall et lisons les premières études qui nous servirons de base de travail.
Tout le mois de septembre nous travaillons sur notre problématique toujours dans le but de l'améliorer, nous prenons notre premier rendez-vous chez une podologue et commençons aussi à imaginer une expérience afin d'étudier les amortisseurs des chaussures (nous abandonnerons finalement les premières idées).

Le mois d'octobre commence par la création d'une "drop box" dans laquelle nous mettons en commun tous nos documents, toutes nos recherches et bien sûr les sauvegardes de notre travail en cours. La problématique continue de s'améliorer presque à chaque séance ; nous y ajoutons la recherche d'alternatives à la course "classique". Le rendez-vous chez la podologue nous permet d'aiguiller notre travail et d'affiner encore plus nos recherches pour ne pas nous éparpiller et rester cohérentes. Pour la première fois nous posons un plan en trois grandes parties pour mettre de l'ordre dans nos idées.
Nous décidons aussi d'aller dans un Décathlon pour nous entretenir avec un conseiller en running. Nous appelons celui de Colomiers pour savoir si cet entretien serait possible et pour savoir si nous pourrions utiliser les tapis de courses ainsi que filmer dans l'enceinte même du magasin. Toutes les réponses sont positives, nous n'avons plus qu'à nous y rendre. Nous décidons d'y aller le 20 dans l'après-midi.

Dès le début du mois de novembre nous commençons à mettre au propre notre travail, par la rédaction de la synthèse de notre visite à Décathlon. Toujours dans la lignée de poser des mots sur nos avancées, nous rédigeons une première ébauche d'une introduction à notre projet.
Des idées de nouvelles expériences nous viennent en tête : nous aimerions réaliser une empreinte de basket pour l'utiliser pour notre présentation en fin d'année, et fabriquer une machine qui nous permettra d'étudier l'absorption des chocs par les amortis des semelles au niveau du talon de la chaussure. Nous dessinons une maquette de cette expérience en espérant pouvoir la fabriquer rapidement. Au fil des séances elle se perfectionnera. Nous réalisons l'empreinte d'une chaussure avec une pâte à sel mais sommes déçues du résultat et ne gardons pas cette idée.
Nous continuons la rédaction par étapes.
Une première petite présentation de notre projet est prévue pour le 23. Nous sommes impatientes de présenter nos recherches aux autres.
Ce mois de novembre est aussi marqué par un deuxième rendez-vous chez une podologue. Mme.Aspiazu Trémoulet nous permet de comprendre et de finaliser nos idées au travers de ses explications mais aussi des tests qu'elle a pratiqué. Nous la quittons enchantées et prêtes à continuer notre travail. Nous rédigeons une synthèse de ce rendez-vous et y joignons tous les documents qu'elle nous a donné.
En décembre et janvier nous concrétisons un peu plus la fabrication de la machine pour notre expérience à venir. M.Saint-Criq nous la fabrique, nous permettant ainsi de l'amener au lycée et de procéder à tous les tests que nous avons imaginés.
Nous décidons aussi du support de notre projet final : un site internet. M.Garcia, infographiste, le réalisera. Nous trouvons le nom et les rubriques au cours des séances suivantes.
Le 11 janvier nous remettons nos carnets de bords aux professeurs qui supervisent les projets mais continuons de travailler. La rédaction est maintenant notre unique préoccupation.

Nous voyons la fin de ce travail arriver à grands pas. Ces mois de travail, de recherches, d'apprentissage sont passés très vite. Nous avons appris au fil des séances de nombreuses choses et sommes heureuses d'avoir pu vous présenter un travail concret.

Sources (Bilan de tous les documents)


Pour trouver toutes les informations dont nous avions besoin nous avons utilisé divers supports.
Pour commencer, nous nous sommes intéressées aux études et à une plus particulièrement du Docteur Liberman, professeur à Harvard.
https://www.fas.harvard.edu/~skeleton/danlhome.html

Nous avons toutes lu Born to run de Christopher McDougall pour avoir le plus de connaissances possibles sur la course minimaliste (de haut niveau).
http://www.slate.fr/story/64667/barefoot-minimaliste-course-pied-marathon
http://www.courirpiedsnus.com/
http://www.runnersworld.com/rt-web-exclusive/daniel-lieberman-10-years-after-born-to-run
http://www.u-run.fr/5583-minimalisme-philippe-prido

Avant de prendre des rendez vous avec des professionnels, nous nous sommes rendues sur plusieurs sites spécialisés dans le sport et la podologie.

http://www.lacliniqueducoureur.com/fr/informations-coureurs/chaussures-recommandees.php
http://www.institut-national-podologie.com/
http://www.pododusport.com/cabinet.aspx
http://www.irbms.com/concept-damortissement-des-chaussures-de-sport
http://www.megaforme.com/quelle-chaussure-de-sport-acheter-les-caracteristiques-de-securite/
http://testeurs-outdoor.com/debat-conclusion-chaussures-running/